Spectacle en mille feuilles. Sandra Gaudin passe d’un plan à l’autre avec une habileté rare sans jamais nous faire décrocher. C’est assez fort ! On rit sans discontinuité tout en ressentant la dimension tragique de l’acteur.
– Marc Bergman, Espace 2
« Ils incarnent si bien
Louis de Funès
qu’ils parviennent
à nous le faire
oublier… »
–La Liberté
Le spectacle est une véritable parenthèse dans le temps. On rit. Pas d’un petit rictus qui se dessine sur nos lèvres, mais de ce vrai éclat qui secoue le torse. Les applaudissements fusent. Pari réussi.
– Céline Rochat, 24 heures
Louis Germain David de Funès de Galarza
2011
Vidy, Lausanne
Nuithonie, Villars-sur-Glâne
Crochetan, Monthey
Loup, Genève
2012
Loup, Genève
Collège de la Salle, Festival d’Avignon Off
PAM, Cossonay
Alambic, Martigny
Bicubic, Romont
Autour d’un escalier en colimaçon, on joue Louis de Funès. Les scènes de ses films virevoltent jusqu’à l’épuisement des quiproquos. La bonne, le valet, la jeune fille un peu sotte, la femme de, les valises, les statues, les portes, les poules s’emballent jusqu’à ce que les ficelles du rire lâchent. Dans l’épuisement naît le trouble et nous parviennent les mots de Valère Novarina sur Louis de Funès. La rue, les gens de la rue, les poètes, les penseurs, la politique et la musique entrent par effraction dans cette bulle préservée qu’est le théâtre de boulevard.
C’est un hommage à la personnalité de Louis de Funès, à sa vie bien sûr, mais aussi à la démesure de son jeu. Sont entremêlés, dans une intrigue qui rassemble plusieurs scénarii de films, des réflexions sur le rire, sur Louis de Funès, son époque et son besoin acharné d’être aimé. Le comédien se livrait à une course contre la mort. Son jeu était excessif, démesuré, comme s’il pouvait mourir la seconde suivante, et ceci peu importe la situation jouée. Et nous rions de le voir se débattre face au vide, face à ses gouffres, parce que d’une certaine façon, cette course nous la connaissons, elle nous concerne.
costumes
Olivier Falconnier
Anna Van Bree
accessoires
Mathieu Dorsaz
, Georgie Gaudier
perruques et coiffure
Olivier Schawalder
maquillage
Sonia Geneux
vidéo
Amos Dishon
régie générale
Frédérique Jarabo
administration
Emmanuelle Vouillamoz
adaptation et recyclage
Sandra Gaudin
et Christian Scheidt
documentation et dramaturgie
Hélène Cattin
collaboration artistique
Georges Grbic
mise en scène
Sandra Gaudin
jeu
Shin Iglesias
, Anne-Catherine Savoy Rossier,
Pierre Mifsud
, Fred Mudry
, Christian Scheidt
scénographie
Yves Christinet
son et musique
Stéphane Vecchione
lumière
Mattias Bovard