« “Pierrot le Fou ... ” sera donc par la grâce d’une mise en espace inspirée, qui joue du grand angulaire et de l’épure, un entrelacs de situations, réunies de façon à éveiller ou réveiller, secouer ou déranger, “provoquer” le ravissement. »
— Bertrand Tappolet, Genève Active

« [...] Soit le plaisir d’une langue foudroyante que Sandra Gaudin restitue avec doigté. Et le plaisir de voir les comédiens se glisser avec malice dans ces personnages souvent fêlés, toujours inspirés. »
— Marie-Pierre Genecand, Le Temps
Pierrot le fou
2008
Vidy, Lausanne
Loup, Genève
Nuithonie, Villars-sur-Glâne
TPR, La Chaux-de-Fonds
A dorce d’appeler ça sa vie, il finissait par y croire. Ferdinand laisse là femme, enfants et soirées chez les Expressos. Marianne abandonne ses robes, ses disques, la ville. Elle l’appelle Pierrot, il n’ aime pas. Une intrigue policière. Des voitures abandonnées. Des fuites. La mer. Des personnages abandonnés à eux-mêmes qui abandonnent même l’intrigue du film. Du bleu. Autour, des stations d’essence, des groupes pétroliers en ma- juscule, du trafic d’armes, des gangsters, le Vietnam, Lorca, Rimbaud, Aragon, Rilke, des figurants, une princesse du Liban si légère qu’il faut l’amarrer pour ne pas qu’elle s’envole, un homme poursuivi par un air de musique... Comprendre la réalité pour la trans- former, pour rêver plus libre. Une tentative de film, une tentative de théâtre, alors aussi une tentative de vivre.
Cela fait longtemps que l’on s’interroge au sujet de Jean-Luc Godard: est-il trop en avance sur son temps pour que l’on ait accès à sa démarche, avons-nous des trains de retard, ou avons-nous affaire à un fou ? Il est temps de se pencher sur ce créateur et de donner la possibilité aux spectateurs de le découvrir ou redécouvrir. En choisissant de répondre à « Pierrot le fou », l’un des premiers films de ce penseur d’images et de sons dérangeant et magnifique, nous nous attaquons à la source de son questionnement sur l’image, le cinéma et le spectacle. Nous souhaitons mieux comprendre celui qui a révolutionné le mode narratif au cinéma. Le théâtre peut-il se faire l’écho de sa démarche?
conception
Sandra Gaudin
, Hélène Cattin
écriture et mise en scène
Sandra Gaudin
collaboration à la mise en scène
Elodie Chanut
jeu Hélène Cattin , Jean-Paul Favre, Shin Iglesias , Diane Müller, Nicolas Rossier, Christian Scheidt
lumière
Pascal Noël
son
Ben Merlin
, Guitos Fournier
musique
Lee Madford
costumes et accessoires
Maria Galves
maquillage
Sonia Geneux
administration
Emmanuelle Vouillamoz